Vous vous souvenez de cette chouette opportunité offerte par Passeurs d’images à Gciné ? 

Il était temps de projeter les deux films réalisés par nos équipes de choc ! C’est chose faite, puisque nous nous sommes tou.te.s retrouvé.e.s le samedi 8 octobre au cinéma le Dôme à Albertville !

La journée a débuté par les retrouvailles émouvantes de l’équipe (les bénévoles ont depuis quitté le nid annécien, s’envolant pour Lyon, Genève ou Paris). C’est avec un grand plaisir que Noémie, Émeline, Baptiste, Colin et moi-même (Clarice), nous sommes retrouvé.e.s pour cette projection. Nous étions bien évidemment accompagné.e.s de notre chère et tendre Aurélia (la Présidente de Gciné), ainsi que de notre fidèle Mathis (le Vice-Président) et de Théo et Maxime (deux jeunes SNU).

C’est Amaury Piotin, le Coordinateur Passeurs d’images Rhône-Alpes à l’Acrira, qui a présenté cette journée. Ainsi, l’AcrirA permet la découverte de films au public de tout âge, elle confie, également, des projets à des plus jeunes, afin qu’ils se créent de l’expérience dans l’univers cinématographique, tout en étant accompagnés par des intervenants.

Nous avons passé une excellente journée et avons été super bien accueilli.e.s : tout a bien commencé avec le petit déjeuner offert à notre arrivée, afin de nous remettre de nos émotions. Mais ensuite, place aux films : au programme, pas moins de 18 courts métrages,  portant principalement sur les thèmes de la nature, du harcèlement et du racisme liés à l’immigration, réalisés par des jeunes entre 10 et 18 ans, tou.te.s encadré.e.s par des intervenant.e.s. L’intervenante de Gciné, on ne la présente plus, il s’agit bien évidemment d’Élodie de Clap’n cut.

Le matin, nous avons découvert 8 courts métrages, dont Retrouvailles, court métrage horrifique qui a nous marqué.e.s grâce à son efficacité à tenir en haleine le spectateur.ice ainsi qu’avec sa belle utilisation des ombres, faisant planer le danger qu’inspire la légende du loup-garou.

Petite pause déjeuner : certain.e.s ont eu la chance de découvrir les ateliers Cinéma de l’ACRIRA, tandis que les plus jeunes (enfin, nous !) ont retrouvé leur âme d’enfant dans le parc de jeux (ah, la nostalgie du toboggan !). 

L’après-midi, nous avons visionné les derniers films, certains ont d’ailleurs retenu notre attention. Notamment, Regard croisés entre générations : l’immigration, un documentaire qui nous a permis de découvrir les différents points de vue des personnes ayant émigré à tout âge. Ce que l’on a apprécié est le fait que ce sujet concernait les réalisateurs, ils étaient donc plus à même d’évoquer, de questionner leurs interviewé.e.s.

Après en avoir reparlé tous ensemble, le documenteur Autonomes nous a fortement marqué.e.s, son réalisme a semé le doute quelques minutes et la touche de légèreté dans le traitement du sujet nous a réellement plu ! Rentrer dans le quotidien de jeunes revendiquant leur autonomie, nous a fait voir de façon comique l’impossible vie à laquelle ils et elles se destinaient, sans qu’il y ait de frictions au sein du groupe vivant uniquement ensemble.

Nous avons été touché.e.s aussi par le film Des rêves plein la tête, réalisé par des enfants en situation de handicap. Ce court métrage est très plaisant à voir, les jeunes enfants se sont amusé.e.s à montrer leurs rêves de façon personnelle grâce à leurs encadrant.e.s.

Soudain, c’est à nous : nous présentons nos deux projets, Gæa d’Émeline et Noémie, ainsi que Pierrot : la légende de Baptiste, Colin et moi.

Gæa est un film expérimental et abstrait montrant la beauté à travers un objectif qui vient atténuer la laideur du monde, il mélange les couleurs et les sons angoissants par le biais des bruits de la ville et apaise avec la douceur de l’œuvre artistique qui se créée. Un spectateur s’est d’ailleurs exclamé : « Ah mais ça buggue, c’est bizarre », réplique à laquelle Émeline a répondu fièrement que c’était normal, que c’était pour titiller les spectateur.ice.s et qu’ils se demandent « Mais c’est quoi ce truc ? ».

Pierrot : la Légende est le prequel du film Au rythme de son cœur, par les mêmes réalisateur.ice.s : Baptiste, Colin et moi. Ce fut une opportunité en or, pour nous de pouvoir le réaliser, en effet, c’est un projet stimulant, car il est justement dans la parfaite continuité du court métrage précédent, nous avons ainsi pu faire ce qui nous correspond en restant dans notre univers mais en proposant quelque chose de nouveau via le genre fantastique. Notre bijou pourrait être qualifié d’artistique, nos sujets étant très esthétiques. Nous avons donné naissance à une nouvelle diégèse !

Pour finir, ce sont des courts métrages de lycéen.ne.s qui ont été diffusés : Un pas sans l’autre et La pêche au doigt qui nous ont fortement bluffé.e.s. La Pêche au doigt, est un film très marquant, l’œuvre est saisissante et esthétique, la touche d’humour est également bien amenée ; avec Colin, nous trouvons que ce remake est même plus plaisant à voir que le court métrage original (En cordée) ! La colorimétrie est extrêmement bien travaillée, les lycéen.ne.s ont alors pris conscience de  l’étendue du travail en post-production réalisé en coopération avec leurs intervenant.e.s. 

Pour conclure sur une note chaleureuse, l’ACRIRA nous a proposé un quiz :« Les Vilains et Méchants au cinéma » qui fut remporté haut la main par Gciné avec la participation de Mathis, Noémie, Colin et moi !

La journée fut extrêmement enrichissante, on a pu découvrir différents univers filmiques, présenter les films que nous avons fait naître, avec fierté, et tout simplement passer du temps tou.te.s ensemble dans l’univers du cinéma !

Nous vous invitons à aller visionner sur la chaîne YouTube de Gciné les films Gæa et Pierrot la légende !